C’est une équipe encore un peu fatiguée (certains en manque de café) qui se rassemble tôt pour prendre le bus vers Genève le jeudi 28 mai. L’ambiance est bonne et le restaurant à Langres fait vite oublier les embouteillages du matin. L’arrivée à Genève se passe sans problèmes. L’Hôtel, pas loin de la gare, convient très bien et le quartier déborde de gastronomie très internationale.
Le lendemain, tout le monde est en pleine forme pour visiter le palais des Nations Unies. Ce vestige, érigé en 1929, a déjà hébergé la Société des Nations, précurseur des Nations unies ( https://www.ungeneva.org/fr/about/palais-des-nations ). Le site magnifique impressionne tout le monde et respire les idéaux qui constituent l’ADN de l’ONU.
Notre guide explique les bases et le fonctionnement des institutions. Nous en retenons que les structures et mécanismes de l’ONU ont été créés dans l’esprit et avec les convictions qui prévalaient dans les années suivant la Seconde Guerre mondiale. Des réformes profondes seraient nécessaires, mais nécessiteraient une majorité plus que difficile à atteindre à cause du droit de veto de certains pays. Un autre sujet inquiétant est le peu d’empressement des États à payer leur contribution. Les missions humanitaires de l’ONU, souvent sans alternative, en sont déjà fortement hypothéquées et la situation a tendance à empirer. Le groupe quitte le palais avec des convictions démocratiques renforcées, mais aussi avec une petite amertume.
Le CERN, visite phare
Pour l’après-midi, la visite phare du voyage est au programme. Notre équipe est renforcée par une grande délégation de l’ANEIL (Association nationale des étudiants ingénieurs luxembourgeois). Certains ont entrepris un trajet considérable pour visiter la plus grande machine jamais construite par l’humanité. Le CERN, fondé en 1954, est bien plus qu’un anneau souterrain de 27 km. C’est une multitude d’accélérateurs de particules avec plusieurs énormes détecteurs et un tas de projets indépendants (https://home.cern/fr/home/ ).
Le CERN se trouve en bonne partie sur le territoire français. Le Luxembourg ne fait pas partie de ses membres, mais tout État ou organisation peut participer à un projet spécifique. Avis aux amateurs !
Notre guide est un des physiciens du CERN et le groupe remarque vite l’utilité de notre bus pour pouvoir bouger sur le site. Nous visitons entre autres la salle de contrôle centrale, très impressionnante qui rappelle un peu le poste de commande d’un vaisseau d’un film de science-fiction, et « ALICE », le « petit » détecteur (de 16 mètres en hauteur et largeur, 26 mètres de longueur, 10.000 tonnes). Malheureusement, on ne peut pas le voir de ses yeux: les radiations sont mortelles si le LHC (Large Hadron Collider – l’accélérateur de particules) est en marche. On se note déjà les plages de temps où le LHC est hors service pour maintenance…
La visite impressionne tout le monde et nos étudiants posent de nombreuses questions dont : « où envoyer son CV ».
De retour en ville, les étudiants rentrent vers leurs universités et notre groupe fait le bilan dans un restaurant typiquement suisse. Le restaurant est un peu touristique, mais ne manque pas de charme. Le menu (trois mets, fondue) ne laisse personne sur sa faim.
Des machines immenses à la mécanique fine
Pour le deuxième jour sur place, on passe de la plus grande machine à de très petites. Des chefs-d’œuvre de la micromécanique alliant l’art et l’artisanat de plusieurs siècles nous attendent. Le musée d’horlogerie Patek Philippe héberge la collection de la famille Stern, propriétaire de Patek Philippe. La collection couvre quelque cinq centenaires de mécanique fine. Les plus anciennes montres sont remarquablement fines côté mécanique, mais montrent un niveau de finition artisanal (gravures, émail…) qui nous laisse bouche bée. Au fil du temps, les mécaniques deviennent plus fines et sont complétées par les réalisations de la maison Patek. Les chefs-d’œuvre s’entassent et on n’ose même pas estimer la valeur de la collection. À noter que toutes les pièces sont à l’état neuf et fonctionnent !
Pour l’après-midi, on revient un peu dans le classique avec une visite guidée de la vieille ville de Genève. Cette cité est restée depuis des siècles un lieu de rencontres de différentes cultures, de courants intellectuels et de personnages qui ont influencé l’histoire sans forcément se retrouver sur la première page des livres d’histoire. La ville reflète ce pluralisme. Après la visite on comprend mieux que Genève, à part l’horlogerie et une énorme fontaine, est le berceau de bien d’autres acquis de la société actuelle (ONU, Croix-Rouge, Convention des droits de l’homme …). On s’y sent vraiment bien.
Le soir, pour clôturer en beauté, un dîner gastronomique fait plaisir à l’équipe. On nous salue avec un « Moien » – eh oui, très internationale, cette ville ! – et on découvre qu’il y a de très bons vins en suisse.
Le dimanche, c’est le retour vers Luxembourg. Une dernière escale gastronomique à Dijon et on rentre même avant l’heure prévue.
En résumé, un voyage très réussi. Genève a convaincu avec ses atouts académiques, techniques et culturels. On garde en tête notre excellente équipe et on garde à l’œil les temps d’arrêt du LHC du CERN… pour une prochaine visite.
Olivier Georges
Secrétaire IngSci
L’album photo du voyage:









































































































