Alors que l’industrie continue à chercher un nouveau souffle, un fleuron tout particulier de l’histoire luxembourgeoise est mis sous les projecteurs: la candidature du paysage ardoisier de Haut-Martelange au patrimoine mondial de l’Unesco a été officiellement lancée le lundi 4 mai au Musée de l’Ardoise.

Cette étape marque une avancée décisive dans la reconnaissance et la valorisation internationale d’un site emblématique du patrimoine industriel luxembourgeois. Porté par le Musée de l’Ardoise, avec le soutien du ministère de la Culture, de la Commission luxembourgeoise pour l’Unesco et de la commune de Rambrouch, le projet vise d’abord l’inscription du site sur la liste indicative nationale, préalable indispensable à une future inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Lors de la cérémonie, le ministre de la Culture Eric Thill a souligné le potentiel de cette démarche pour le développement touristique et culturel de la région, rappelant que cette candidature constitue un levier pour renforcer l’attractivité des anciennes ardoisières et contribuer, à terme, au rayonnement du territoire bien au-delà des frontières nationales.
Un paysage industriel d’exception
Le site de Haut-Martelange témoigne de plus de deux siècles d’activité ardoisière. À la croisée du patrimoine industriel, du savoir-faire et de la mémoire ouvrière, il illustre de manière remarquable l’interaction entre activité humaine, géologie et architecture.
Acquis par l’État en 2003 et inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques, le site connaît aujourd’hui un renouveau porté par l’engagement des bénévoles, de l’association Les Amis de l’Ardoise et du Musée de l’Ardoise, ainsi que par les projets structurants coordonnés par l’Institut national pour le patrimoine architectural (INPA).
L’ouverture du parcours souterrain Johanna en 2022, ainsi que le développement de nouveaux projets muséographiques, pédagogiques et architecturaux, renforcent la cohérence de la candidature et témoignent du dynamisme du site.
Un levier pour le territoire
Au-delà de la reconnaissance culturelle, une inscription au patrimoine mondial représenterait un véritable moteur de développement territorial, touristique et économique pour la région. Elle contribuerait également à valoriser l’engagement du Luxembourg dans la préservation des paysages culturels européens, tout en promouvant un tourisme durable fondé sur la qualité, la transmission des savoirs et la mise en valeur du patrimoine industriel et naturel.
La signature, lors de cet événement, d’une convention de partenariat entre le ministère de la Culture, la commune de Rambrouch et le Musée de l’Ardoise vient formaliser l’engagement des différents acteurs autour de cet objectif commun, tout en renforçant leur action en faveur de la préservation et de la transmission de ce site patrimonial d’exception.































